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La mobilité électrique au quotidien

Pour bon nombre de personnes, la mobilité électrique n’est pas encore adaptée à un usage quotidien. Oyster Lab, le laboratoire d’idées d’Alpiq, veut prouver le contraire en lançant l’offre de services complète Juicar: un abonnement comprenant de nombreux services et qui rend la mobilité électrique plus simple et plus pratique. Bastian Gerhard, directeur général d’Oyster Lab, est convaincu du succès futur de Juicar.

Quelle est la particularité et la nouveauté de Juicar?

Il s’agit de la première offre de services complète pour la mobilité électrique en Europe. Elle propose une voiture électrique, la station de recharge domestique, la recharge dans les lieux publics, l’impôt sur le véhicule, l’assurance et le paiement des frais d’électricité. Le tout via un seul et même prestataire.

Quels sont, selon vous, les plus grands obstacles à la mobilité électrique dans la vie quotidienne?

Même si nous sommes convaincus qu’une voiture électrique répond aux besoins de notre groupe cible en matière de mobilité, les obstacles restent nombreux. Il y a encore beaucoup de doutes sur le fait qu’une voiture électrique soit réellement adaptée à un usage quotidien. L’autonomie limitée et le temps de recharge parfois long dissuadent de nombreux clients. Le coût d’une voiture électrique est relativement élevé et nous manquons d’expérience et de recul sur les prix à la revente. Mais la technologie des batteries continue à faire d’énormes progrès, ce qui entraînera une baisse durable des prix. Il y a aussi des obstacles du côté de l’offre: de longs délais de livraison, le manque d’infrastructure de recharge ou des concessionnaires qui déconseillent clairement l’achat d’une voiture électrique car elle leur rapporte moins, voire rien du tout. C’est pour supprimer tous ces obstacles que nous avons créé Juicar.

Est-ce que tout le monde peut s’inscrire à Juicar?

La demande est relativement élevée et le nombre de voitures électriques disponibles au départ est limité. Les personnes intéressées peuvent simplement s’inscrire. Du côté de Juicar, nous faisons tout notre possible pour répondre rapidement à la demande. Si un client souhaite une station de recharge domestique, nous vérifions la configuration de sa place de parc et si une installation est possible sur le plan technique et légal.

Comment cette solution est-elle née?

A l’origine, nous voulions résoudre un problème des ménages privés qui possèdent une installation solaire, à savoir optimiser leur taux d’auto-approvisionnement grâce une batterie de stockage et un consommateur aussi grand que possible. Nous voulions utiliser une voiture électrique à cette fin. Son besoin en énergie est comparable à celui d’un petit ménage et elle permet de réutiliser l’énergie solaire stockée. Pour les propriétaires d’installations solaires, l’achat d’une voiture électrique est une démarche absolument logique. Lors de la phase pilote, nos clients nous ont indiqué exactement quels étaient leurs besoins en matière de mobilité électrique pour un usage au quotidien. Et nous les avons écoutés très attentivement.

Qui a besoin d’une mobilité électrique adaptée au quotidien?

Nos clients sont de jeunes familles avec une maison individuelle en zone périurbaine et dont les besoins en mobilité sont très similaires. Ils possèdent généralement deux véhicules: une grande voiture familiale pour les longues distances et les vacances ainsi qu’une petite voiture pour les déplacements quotidiens de proximité. Pour qu’une voiture électrique puisse remplacer l’un des deux véhicules, les éléments suivants ont été décisifs: l’autonomie, le prix au kilomètre, le type de véhicule et le financement de l’achat.

Vous avez mis le produit fini sur le marché en l’espace de six mois. Quels sont les défis que vous rencontrez encore?

Le goulot d’étranglement au niveau de la production de l’industrie automobile en est un. Nos partenaires nous ont toutefois assuré un traitement préférentiel afin de pouvoir satisfaire nos «Early Adopter». Nous devons aussi nous imposer rapidement sur les différents marchés, avec des partenaires solides, avant que l’industrie automobile n’accélère et que la concurrence n’augmente.

Combien Juicar compte-t-elle de clients et combien peut-elle encore en accepter?

Nous commençons avec moins de 50 véhicules par pays. En cas de succès, nous prévoyons de monter en puissance rapidement.

Après le lancement en Allemagne et en Suisse, allez-vous développer Juicar dans toute l’Europe, ou le produit doit-il d’abord bien s’établir ici?

Nous souhaitons clairement développer notre présence! Nous devons profiter du «First Mover Advantage», autrement dit d’être les premiers dans autant de pays européens que possible. Pour l’instant, le focus est mis sur la Suisse alémanique, mais il sera bientôt élargi. Notre objectif est de faire de Juicar un produit européen. Le plus grand défi consiste à conquérir de nouveaux marchés et à les développer avec nos partenaires. D’autres possibilités de développement de Juicar existent, par exemple auprès des clients professionnels.

Votre maison mère Alpiq ne vend pas d’électricité aux petits consommateurs en Suisse. Comment fonctionne l’approvisionnement électrique compris dans l’abonnement?

Il est vrai que nous ne vendons pas d’électricité en Suisse. Cela doit passer par l’intermédiaire du distributeur local. Cependant, nous remboursons à nos clients Premium les frais d’énergie liés à la voiture électrique. Nous garantissons ainsi que le client ne prend aucun risque financier. Notre objectif est d’éliminer toutes les craintes et les doutes liés à la mobilité électrique.

Oyster Lab est le «Cleantech Incubator» d’Alpiq. Qu’est-ce que cela veut dire?

Un incubateur est un créateur de start-up à la chaîne. L’équipe d’Oyster Lab est interdisciplinaire. Elle rassemble des designers, des experts en business et des ingénieurs en logiciels qui développent de nouvelles idées commerciales. L’équipe teste très rapidement ses hypothèses avec des prototypes et des clients réels. Les idées prometteuses sont développées jusqu’à ce qu’elles soient prêtes pour un lancement sur le marché. Elles sont ensuite transformées en joint-venture ou intégrées à Alpiq. Les idées qui ne répondent pas aux besoins de nos clients ou dont le potentiel économique est jugé trop faible finissent rapidement à la corbeille. Toutes les idées que nous développons font appel à des technologies qui réduisent les impacts négatifs sur l’environnement. Nous nous concentrons sur la durabilité. D’où le terme «Cleantech», technologie propre.

Oyster Lab ne se limite donc pas à la mobilité électrique. Sur quoi travaillez-vous en ce moment?

Nous nous concentrons sur les clients finaux. L’objectif stratégique est d’accéder au domicile grâce à une solution numérique. Depuis la création d’Oyster Lab, de nombreuses idées dans les domaines de la production électrique décentralisée, la mobilité du futur, la mobilité électrique, l’Internet des objets (IoT) ou la maison intelligente ont déjà vu le jour. Nous les avons testées puis retravaillées ou bien éliminées. Nous coopérons également avec des universités et d’autres organisations afin de développer le plus rapidement possible de nombreux concepts. Nous allons passer à la phase suivante avec un deuxième projet au cours du troisième trimestre 2018. Nous ne manquons pas d’idées, mais plutôt de ressources humaines.

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