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Les centrales nucléaires, piliers de l’approvisionnement en électricité

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La centrale nucléaire de Gösgen située dans une boucle de l’Aar

Actuellement, 40% de l’électricité produite en Suisse provient des centrales nucléaires de Mühleberg, Beznau I et II, Gösgen et Leibstadt. L’énergie nucléaire contribue donc fortement au mix électrique suisse, qui est composé également d'énergie hydraulique (95% au total avec le nucléaire), de nouvelles énergies renouvelables (2%) et d’énergie thermique (3%). La production issue de l’énergie nucléaire et de la force hydraulique est considérée comme durable, car elle est économique, fiable et respectueuse de l’environnement et du climat. Elle permet également à la Suisse d’être indépendante de l’étranger pour son approvisionnement.


Emissions de CO2 des différents modes de production

CO2 emissions

Source: PSI


Suspension des procédures d’autorisation générale pour de nouvelles centrales nucléaires

En s’appuyant sur les Perspectives énergétiques 2035 présentées en 2007 par le Conseil fédéral et sur son modèle à quatre piliers (efficience énergétique, énergies renouvelables, nouvelles grandes centrales électriques et politique énergétique extérieure), trois grandes entreprises d’électricité, à savoir Alpiq, Axpo et FMB, ont déposé chacune en 2008 une demande d’autorisation générale pour construire une nouvelle centrale nucléaire sur les sites déjà existants. En réaction à l’accident nucléaire de Fukushima, le Conseil fédéral  a suspendu pour un laps de temps indéterminé ces procédures d’autorisation générale.


Le tournant de la politique énergétique

Fin mai 2011, soit deux mois et demi après l’accident nucléaire de Fukushima, le Conseil fédéral a décidé de sortir du nucléaire et présenté les grandes lignes de la nouvelle Stratégie énergétique 2050. Celle-ci prévoit de remplacer les pertes de production d’énergie nucléaire par de massives réductions de la consommation, l’utilisation des nouvelles énergies renouvelables, la production d’électricité fossile et des importations. En septembre 2012, le Conseil fédéral a ouvert une procédure de consultation à ce sujet. Plusieurs années devraient encore s’écouler avant que le processus législatif, y compris une votation populaire, arrive à son terme. D’ici là, la branche de l’électricité va devoir affronter d’importantes incertitudes sur les plans réglementaires et économiques.


Débat sur la durée de vie et la sécurité

L’évaluation de la sécurité technique par les autorités est un critère important pour l’estimation de la durée de vie des centrales nucléaires. Dans sa Stratégie énergétique 2050, le Conseil fédéral se fonde sur «une durée de vie probable» de 50 ans, un laps de temps qui signifierait l’arrêt de la centrale nucléaire de Gösgen en 2029 et de la centrale nucléaire de Leibstadt en 2034. Mais d’autres restrictions de la durée de vie découlant de décisions populaires et juridiques sont en suspens. D’autre part, les politiques pourraient aussi être tentés de prolonger la durée de vie des centrales pour des raisons liées à l’approvisionnement, au cas où le tournant énergétique n’avancerait pas aussi rapidement que prévu. Indépendamment du débat politique sur la durée de vie, la sécurité technique des installations est pour les exploitants une priorité constante. Après l’accident nucléaire de Fukushima, des inspections de la sécurité ont été ordonnées et un plan d'action Fukushima mis en place. L’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a pu alors certifié que la sécurité technique des centrales nucléaires helvétiques était assurée. Ce résultat a également été confirmé par les stress tests effectués par l’UE après Fukushima. Les centrales nucléaires suisses sont, par exemple, conçues pour résister aux tremblements de terre et aux crues survenant tous les 10 000 ans. La probabilité de survenue du tsunami qui a été à l’origine de l’accident nucléaire de Fukushima était en revanche de seulement 1000 ans environ (source: Rapport d’activité 2011 de la Commission fédérale de sécurité nucléaire, p. 14)


La question de l’évacuation des déchets peut être réglée

Les déchets radioactifs produits par les centrales nucléaires suisses, les hôpitaux et les instituts de recherche doivent être gérés quelle que soit l’orientation donnée à la future politique énergétique. Cette gestion est techniquement et politiquement faisable en Suisse. Il reste encore assez de temps pour choisir un site et construire un dépôt en couches géologiques profondes. Le choix du site se fait dans le cadre d’un processus clairement structuré, transparent et démocratique. Les régions concernées et la population y participent. La communauté internationale y prête également une grande attention. La deuxième étape de la recherche d’un site est actuellement en cours. Lorsqu’elle sera terminée, la Nagra, qui est chargée d’effectuer cette recherche, soumettra au Conseil fédéral deux sites à étudier plus en détails sur une sélection totale de six sites. Le choix définitif sera effectué au cours de la troisième étape. Si une demande de référendum est déposée à propos de la demande d’autorisation générale, c’est le peuple suisse qui aura le dernier mot. Ce cas de figure devrait intervenir vers 2020. La construction et la mise en service du dépôt pourraient alors avoir lieu d’ici 2040 environ.